Droit d’asile
La place d’Asryan est à l’école
14 janvier 2011

Vazgen Asryan, un enfant de six ans, a été arrêté par les gendarmes vendredi 7 janvier dans son école de Langeac, puis conduit dans un centre de rétention administrative. Le SNUipp s’est adressé aux ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur, pour que l’enfant puisse reprendre sa scolarité au plus vite.

L’indignation prédomine à Langeac (Haute Loire) après qu’un enfant de six ans, Vazgen Asryan ait été interpellé vendredi 7 janvier par la police au sein même de l’école où il est scolarisé depuis 2007. Trois gendarmes se sont présentés à l’école Jules Ferry, pour que l’enfant soit conduit au centre de rétention de Nîmes, avec son père, un homme d’origine arménienne vivant en France depuis 2007, demandeur du droit d’asile dont il a été débouté en octobre dernier. Le père et le fils encourent le risque d’une expulsion.

« Mon fils est rentré vendredi de l’école en me disant que Vazgen avait été emmené par des gendarmes » raconte une maman d’élève de l’école. « J’ai essayé de lui expliquer, mais c’est dur » ne peut-elle qu’ajouter. Et en effet, comment expliquer qu’on puisse enfermer un enfant, alors que sa place, comme celle de tous ses camarades, est sur les bancs de sa classe, comme le précise la convention internationale relative aux droits des enfants (CIDE) que la France a pourtant ratifiée, il y a eu juste vingt ans en septembre. Dans le village de Langeac, plus de 200 personnes ont manifesté leur soutien à l’enfant et à son père mardi dernier.

Le SNUipp s’est adressé aux ministres de l’éducation et de l’intérieur, leur demandant d’intervenir au plus vite pour qu’il soit mis un terme à cette situation, que cet enfant retourne au plus vite auprès de ses camarades de classe et que la demande d’asile déposée par ses parents soit réexaminée favorablement.

- Le courrier adressé à Luc Chatel

PDF - 29.6 ko
Courrier du SNUipp à Chatel