Tous les garçons et les filles
6 avril 2006

Même si les femmes sont plus nombreuses aujourd’hui à avoir une activité physique 48 % contre 9 % en 1968, une étude (Inserm Équipe Santé des adolescents, 1998) a montré chez les jeunes une pratique moindre chez les filles que chez les garçons, d’autant plus réduite que l’on se rapproche des milieux défavorisés (32 % filles en Zep contre 51 % en non Zep). « Des freins d’ordre religieux et financier (...) s’ajoutent aux freins traditionnels à la pratique féminine et à l’inadaptation de l’offre sportive ».

De fait les pratiques sociales entretiennent les divisions sexuées des activités d’EPS. Pour Alain Hébrard, inspecteur général EPS, « les acteurs de l’EPS ont du mal à se départir d’exigences et de procédures d’enseignement qui sont masculines » [2].

Les activités doivent donc être pensées de façon mixte et les critères d’évaluation devraient porter moins sur les performances que sur l’acquisition de compétences. Le BO n°10 du 10-11-2000, intitulé « De la mixité à l’égalité » insiste : « A l’école se joue autre chose que l’acquisition des seules connaissances. Le respect de l’autre, essentiel à une égalité authentique et concrète entre les sexes, reste à conquérir ».